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Questions et Réponses

Le diagnostic est effectivement clinique. Une échographie peut être demandée devant une coque pour vérifier l’intégrité de la prothèse ou la présence ou non d’un sérome intracapsulaire qui peut donner l’impression de coque (mais il y a alors une augmentation de volume).

Il ne faut affirmer une rupture que si l’on est sûr de cette rupture (spaghettis intra-prothétiques) en imagerie. En cas de suspicion de rupture, il faut conseiller à la patiente de revoir le chirurgien plasticien. A partir de 10 ans, si on a un signe de rupture intracapsulaire, il faut conseiller le changement sans urgence (une rupture intracapsulaire ne devient extra-capsulaire qu’en 1 à 3 ans).

Oui, un chirurgien expérimenté peut, avec un taux de réussite d’environ 90%, évaluer l’intégrité de la prothèse (prothèse normale : prothèse de consistance normale et ayant le phénomène d’arrêt lors de la manœuvre de pression bi-digitale).

Oui, la clinique suffit en général ; par la manœuvre d’adduction contrariée, il est possible de connaitre la position rétro-pectorale ou rétro-glandulaire.

Oui, pour les prothèses gonflées au sérum physiologique, la consistance est plus « nerveuse ». Pour les prothèses mixtes (prothèses de Becker), en général, on le sait du fait du contexte de la reconstruction mammaire et du compte rendu opératoire.

Non, la cure de diastasis des grands droits n’est pas prise en charge par l’assurance maladie. Cette cure de diastasis des grands droits se fait habituellement lors d’une abdominoplastie. C’est seulement en cas de hernie abdominale antérieure vraie qu’une prise en charge de cette cure de hernie peut être réalisée en utilisant le code LMMA009. Il faut qu’on soit vraiment en présence d’une hernie vraie, car ce code est surveillé avec attention par les médecins conseils pour éviter tout abus d’utilisation.

Oui, tout à fait, il est même souhaitable que la patiente puisse faire du sport. Il faut lui apprendre à bien contracter ses grands droits, en rentrant le ventre au maximum, avant de commencer l’exercice sportif, de façon à bien remuscler les grands droits. Si une intervention chirurgicale est nécessaire ultérieurement, le fait d’avoir bien musclé les grands droits renforce l’aponévrose et cela facilitera la correction du diastasis des grands droits.

Si une patiente souhaite se faire opérer en secteur libéral par un chirurgien réputé ayant des dépassements d’honoraires non pris en charge par l’assurance maladie, elle devra régler les dépassements d’honoraires de sa poche ou prendre une bonne mutuelle, c’est-à-dire une mutuelle remboursant les dépassements d’honoraires chirurgicaux.

Si la patiente choisit une mutuelle complémentaire appelée « sur-complémentaire », elle doit impérativement demander les contrats « non responsables » car par défaut, les mutuelles proposent des contrats dits « responsables » qui sont bridés et qui n’apporteront qu’un faible remboursement et sont donc de peu d’intérêt.

Différentes mutuelles offrent des remboursements satisfaisants dans ce cadre. La patiente devra s’en occuper bien avant l’intervention car il y a souvent un délai de carence de 1 à 3 mois (donc incapacité de bénéficier de cette mutuelle avant 1 mois à 3 mois) et il peut y avoir un questionnaire médical dépendant de l’âge de la patiente.

Trois questions sont essentielles à poser alors à la patiente :

– Est-ce que votre demande est bien sincère, personnelle et profonde ?

– Avez-vous bien compris tous les éléments en rapport avec votre intervention ?

– Etes-vous en confiance avec ce docteur ?

Si la patiente répond « oui » aux trois questions, c’est qu’elle est prête à réaliser l’intervention dans de bonnes conditions.

Les vergetures représentent une fracture du derme (c’est-à-dire de la partie fibreuse et résistante de la peau), sous l’influence de la progestérone et d’une forte tension sur la peau. Les deux moments de la vie où peuvent apparaître les vergetures sont principalement la puberté et la grossesse. Durant ces deux périodes, il faut limiter au maximum les contraintes mécaniques sur la peau, c’est-à-dire en pratique limiter la prise de poids qui favoriserait la fracture du derme et l’apparition des vergetures sous l’influence hormonale progestéronique. Il y a un caractère individuel très important à la survenue de ces vergetures, sans que l’on en connaisse précisément la génétique. Il n’y a pas actuellement de moyens ayant réellement prouvé une efficacité supérieure aux autres. En pratique, il  est important de limiter les contraintes mécaniques résultant de la prise de poids (prise de poids de 1kg par mois, soit 9 kg au cours de la grossesse) et de bien hydrater la peau grâce à une bonne pommade hydratante, deux fois par jour.